Satan et les religions

Je suis convaincu depuis plusieurs années que « Satan » s’empare des religions pour introduire le mal dans nos sociétés. Bien vite, les « administrateurs » des religions, certains des prêtres, des imams, des rabbins et enfin certains des pasteurs se servent de leur positions privilégiées afin de poursuivre des politiques haineuses, entraîner des guerres, des massacres, des persécutions qui sont contraires aux fondement des religion qu’ils entendent supposément défendre.

Dans certains cas, c’est très subtil. Prenons par exemple le cas de la chrétienté. Jésus n’était rien d’autre qu’un juif prêchant aux juifs. Il n’inventait pas une nouvelle religion, mais rappelait à ses compatriotes ce qu’était la foi dans Yahvé, et insistait sur certaines valeurs bibliques auxquelles il croyait, comme bien d’autres juifs d’ailleurs.

 C’est Saul, appelé St-Paul par les chrétiens, qui a transformé son message et sa nature par de subtiles manœuvres que nous appellerions aujourd’hui, du marketing. Le judaïsme n’est pas une religion de prosélytisme et s’il est possible de s’y convertir, c’est par un processus complexe et long. Mais pour Saul, le monothéisme constituait une avancée morale et spirituelle sur le polythéisme ; à raison d’ailleurs, car le monothéisme forçait l’Homme à être responsable des ses actes et non pas à en rendre les dieux responsables. S’il veut convertir les païens romains et grecs de son époque, il lui faut une nouvelle religion. C’est donc ce dernier qui invente le christianisme.

D’abord, Jésus devient le « Christ » un vieux terme grec tombé en désuétude. Pour plaire aux romains, il ajoute des croyances liées au dieu Mitra que ces derniers aimaient tout particulièrement. Mitra serait né dans une étable et donc Jésus devient natif d’une étable. La croix de Mitra avait 4 branches alors que la crucifixion se faisait chez les romains sur une croix à 3 branches : allons-y donc d’une croix de Mitra pour cette nouvelle religion. Mais il faut aussi et surtout séparer Jésus du judaïsme. Allons-y donc allègrement : « Que son sang retombe sur nous et sur nos descendants » aurait selon lui hurlé la foule. Il vient de propager l’antisémitisme chez tous les convertis à cette religion. Enfin le sens du concept de Messie est détourné du sens politico-religieux qu’il avait à l’époque. En aucune occasion jésus dit-il qu’il est le Messie ce qui aurait été prétendre à devenir le roi politique et spirituel des Juifs.

On voit donc comment de bonnes intentions peuvent se transformer en fondements religieux contenant un élément de malice. Il suffit ensuite aux papes de se servir de ces mots pour engendrer la persécution des juifs et pour engager diverses croisades (en commençant par celle contre les albigeois) toutes plus meurtrières les unes que les autres.

Bien entendu, je constate du même coup que dans toutes les religions il demeure un grand nombre de fidèles et d’officiants qui pratiquent leur religion par spiritualité et dans la bonne foi. L’un n’empêche pas l’autre, au contraire, ces derniers cachent sans le savoir les abus des premiers.

Depuis bien des années j’ai cessé de croire en dieu, du moins en un dieu anthropomorphique, mais je constate que le « Malin » (Satan, Belzebuth, peu importe son nom) fait un travail extraordinairement efficace.



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